Santé Publique : la Côte d’Ivoire traite désormais des pathologies complexes.

La Côte d’Ivoire ambitionne de rejoindre, d’ici 2030, le groupe des pays à revenu intermédiaire supérieur. Pour atteindre cet objectif, un capital humain en bonne santé est essentiel. Conscient de cet enjeu, le gouvernement a intensifié ses efforts afin de garantir une prise en charge efficace des pathologies complexes, longtemps considérées comme de véritables défis de santé publique.

« J’ai subi un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Grâce à l’excellente prise en charge dont j’ai bénéficié, ma santé s’est considérablement améliorée. Aujourd’hui, certaines maladies qui exigeaient autrefois des évacuations sanitaires peuvent être traitées ici même », témoigne Tébao Jean-Yves, habitant d’Abobo/Abidjan.

Comme lui, de nombreux patients ont été sauvés grâce aux investissements dans des équipements médicaux modernes et performants installés sur l’ensemble du territoire.

Un vaste programme d’investissements dans les infrastructures de santé

L’État ivoirien a multiplié les chantiers pour renforcer et diversifier son plateau technique :
• Cardiologie et médecine nucléaire : ouverture de l’Institut de Médecine Nucléaire d’Abidjan et construction de l’Institut de Cardiologie de Bouaké, venant compléter celui d’Abidjan inauguré en 1977.
• Lutte contre l’insuffisance rénale : création, en 2012, du Centre national de prévention et de traitement de l’insuffisance rénale (CNPTIR) et implantation d’antennes à Abidjan, Aboisso, Adzopé, Bouaké, Gagnoa, Korhogo, Man et Yamoussoukro. Aujourd’hui, 15 centres d’hémodialyse sont fonctionnels.
• Santé visuelle : dotation en salles d’opération et en équipements ophtalmologiques des CHU et CHR, avec notamment l’ouverture d’un service de pointe au CHU de Cocody.
• Lutte contre le cancer : mise en service en 2018 du Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO) à Abidjan et projet d’un deuxième centre à Grand-Bassam.
• VIH/Sida : depuis 2008, mise en place d’un programme national permettant la prise en charge des personnes vivant avec le VIH dans des structures spécialisées, dont le CHU de Treichville et plusieurs CHU régionaux.

Des résultats concrets grâce à une politique volontariste

Le Programme Hospitalier 2018, doté de 1 200 milliards FCFA, a permis de réelles avancées :
• Insuffisance rénale : le coût de la dialyse dans les structures publiques est passé à 1 750 FCFA, contre 2 500 FCFA auparavant (et entre 60 000 et 150 000 FCFA dans le privé). L’augmentation du nombre de centres permet désormais aux patients d’accéder aux soins près de chez eux.
• VIH/Sida : au 31 décembre 2024, la prévalence chez les 15-49 ans est de 1,7 %, contre 1,82 % en 2022, soit une baisse de 67 % des nouvelles infections depuis 2010 et une réduction de 75 % des décès liés à la maladie.
• Maladies chroniques : depuis 2022, la Couverture Maladie Universelle (CMU) prend en charge l’hypertension artérielle, le diabète et d’autres affections de longue durée.

Un système de santé plus solide et résilient

Ces progrès illustrent la volonté politique de bâtir un système de santé robuste, performant et apte à relever les défis sanitaires. L’amélioration des infrastructures, la modernisation des équipements et l’élargissement de l’accès aux soins témoignent d’une ambition claire : faire de la santé une priorité nationale et offrir aux populations des services médicaux de qualité, sans recours systématique aux évacuations à l’étranger.

Abdoulaye KABA

Quitter la version mobile