Santé infantile : les premières heures de naissance et risque de décès. En Guinée, l’AGUIPED arme des soignants.

L’Association guinéenne de pédiatrie (AGUIPED) a organisé, ce mardi 5 mai 2026, son 10ᵉ pré-congrès à l’Institut de Nutrition et de Santé de l’Enfant (INSE), autour de thématiques centrées sur la réanimation du nouveau-né (HBB) et les soins maternels kangourou (SMK). Placée sous le thème « Optimiser la santé de l’enfant en milieu tropical : défis, innovation et action durable », cette rencontre a mobilisé plusieurs acteurs du système de santé ainsi que des partenaires techniques et financiers.

L’objectif principal de cette rencontre était de renforcer les compétences des professionnels de santé sur des pratiques essentielles visant à améliorer la prise en charge des nouveau-nés, dans un contexte où la mortalité néonatale demeure un défi majeur en Guinée.

Dans son intervention d’ouverture, la porte-parole de l’AGUIPED et médecin-chef de la néonatalogie de l’hôpital Ignace Deen, Hadja Nènè Mariama Barry, a rappelé l’importance de cette initiative dans la dynamique d’amélioration de la santé maternelle et infantile :

« C’est avec un réel honneur et un profond sentiment de responsabilité que je vous souhaite la bienvenue à l’Institut de Nutrition et de Santé de l’Enfant (INSE), à l’occasion de ce pré-congrès de l’Association guinéenne de pédiatrie. Votre présence nombreuse et la qualité des institutions représentées témoignent de l’importance que nous accordons collectivement à la santé de la mère et de l’enfant, pilier essentiel du développement de notre système de santé », a-t-elle déclaré.

Selon elle, ce pré-congrès se veut avant tout un espace de formation pratique, d’échanges d’expériences et de consolidation des acquis des professionnels de santé :
« Ce pré-congrès se veut avant tout un cadre d’apprentissage pratique, d’échanges d’expériences et de renforcement des compétences », a-t-elle souligné.

Parmi les axes abordés figurent la réanimation du nouveau-né, considérée comme un outil déterminant dans la lutte contre la mortalité néonatale, ainsi que les soins maternels kangourou, une méthode reconnue pour améliorer la survie des prématurés et des nouveau-nés de faible poids :
« Les thématiques retenues sont à la fois pertinentes et stratégiques : la réanimation du nouveau-né, qui demeure un levier majeur pour réduire la mortalité néonatale ; les soins maternels kangourou, une approche simple, efficace et adaptée à nos contextes pour améliorer la survie des prématurés et des nouveau-nés de faible poids », a expliqué Hadja Nènè Mariama Barry.

Pour la responsable de la néonatalogie, ces activités traduisent une volonté claire de transformer les connaissances théoriques en actions concrètes sur le terrain :
« Ces ateliers pratiques traduisent notre volonté commune de passer de la théorie à l’action, de renforcer les capacités des prestataires et d’impacter directement la qualité des soins offerts à nos populations », a-t-elle affirmé.

Elle a également salué l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, notamment UNICEF, Organisation mondiale de la santé et Fonds des Nations unies pour la population, pour leur contribution à l’amélioration des services de santé maternelle et infantile en Guinée.

En clôturant son allocution, elle a invité les participants à tirer pleinement profit de cette session de formation :
« Aux participants, je vous invite à vous impliquer activement, à poser des questions, à pratiquer et à vous approprier les compétences qui vous seront transmises », a-t-elle lancé.

En plus de ces sessions techniques, les participants ont bénéficié d’une démonstration culinaire axée sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, ainsi que sur celle de la femme allaitante, afin de promouvoir de meilleures pratiques nutritionnelles dès les premiers jours de vie.

GAK

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