Du 7 au 9 avril 2026, la ville de Ouagadougou accueille un atelier stratégique consacré à l’intégration de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le paquet d’interventions WHOPEN. Cette initiative est portée par le ministère de la Santé, à travers la Direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, en collaboration avec Organisation mondiale de la Santé.
Placée sous la présidence de la Dre Olivia Angèle-Marie Aoua Ouédraogo, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique mondiale visant à éliminer cette pathologie, encore très répandue chez les femmes, notamment en Afrique. L’objectif est clair : rapprocher les services de dépistage et de traitement des populations en les intégrant directement dans les structures de soins de santé primaires.
Dans son intervention, la responsable a souligné l’importance de cet atelier comme cadre d’élaboration d’une feuille de route opérationnelle. Celle-ci devrait permettre de renforcer le dépistage précoce, d’améliorer la prise en charge dans les centres de santé de proximité et d’assurer une meilleure accessibilité aux services, notamment à travers la gratuité des soins liés à cette maladie.
Elle a également insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité des intrants médicaux et de mettre en place un système efficace de collecte et d’analyse des données, afin de mieux orienter les politiques de santé publique.
De son côté, le représentant résident de l’OMS, le Dr Seydou Coulibaly, a rappelé l’ampleur de la situation sur le continent africain. Chaque année, près de 110 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus y sont enregistrés, avec environ 70 000 décès, soit une part importante de la mortalité mondiale liée à cette maladie.
Face à ce constat, il a plaidé pour des approches innovantes et adaptées aux réalités locales, notamment à travers l’intégration de la prévention, du dépistage, de la vaccination et du traitement dans les soins de santé primaires. Selon lui, cette stratégie constitue un levier essentiel pour progresser vers la couverture sanitaire universelle et améliorer durablement la santé des femmes.
L’OMS a par ailleurs réaffirmé son engagement à accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de ces actions, afin de consolider les acquis et intensifier la lutte contre cette pathologie.
Durant les travaux, les participants, composés notamment de responsables régionaux de la santé et d’acteurs clés du système sanitaire, s’attelleront à définir les modalités concrètes d’intégration des services liés au cancer du col de l’utérus dans les structures sanitaires périphériques, à travers l’approche WHOPEN.
Pour rappel, le WHOPEN est un ensemble d’interventions essentielles visant à prévenir et à prendre en charge les principales maladies non transmissibles, en misant sur des soins intégrés et accessibles au niveau communautaire.
KABA
