Après la saisie conservatoire de 14 759 cartons de mayonnaise de marque BAMA sur le marché guinéen suite à plusieurs signalements de consommateurs faisant état d’une séparation d’huile et d’une odeur inhabituelle à l’ouverture de certains pots, GB Foods West Africa annonce, dans un communiqué publié le 23 octobre 2026 à Conakry, le rappel de six lots conditionnés en pots de verre. L’entreprise qui importe et commercialise le produit évoque des conditions de stockage inadaptées ou une fermeture imparfaite des emballages, tout en poursuivant ses investigations. Entre retrait des produits, remplacement et recherche des causes, cet incident soulève des questions sur la sécurité alimentaire, la traçabilité et le contrôle sanitaire des produits commercialisés en Guinée.
Des anomalies signalées sur certains pots
Dans un communiqué publié le 23 octobre 2026 à Conakry, GB Foods West Africa annonce le rappel de six lots de mayonnaise BAMA en pots de verre, après des signalements de consommateurs concernant une séparation d’huile et une odeur inhabituelle à l’ouverture.
Les produits concernés sont les pots de 840 ml, portant les lots 2604203001, 2604303001, 2604403001 et 2605403001, ainsi que ceux de 412 ml, portant les lots 2601203001 et 2601303001.
L’entreprise indique que les produits sont en cours de retrait des points de vente et que les pots déjà achetés seront récupérés et remplacés.
À ce stade, aucune contamination microbiologique ni intoxication n’est confirmée dans le communiqué. Les anomalies signalées justifient néanmoins une vigilance, dans l’attente des résultats de l’enquête.
Stockage et conditionnement : des causes encore à vérifier
Pour expliquer ces altérations, l’entreprise évoque deux pistes : des températures de stockage inadaptées ou une fermeture imparfaite des pots.
« La séparation de l’huile peut traduire une perte de stabilité de l’émulsion. Une odeur inhabituelle peut, quant à elle, être liée à une altération des matières grasses, des ingrédients ou, dans certaines circonstances, à une dégradation microbiologique », a fait savoir GB Foods West Africa.
Toutefois, ces signes ne suffisent pas à établir la nature du problème. Des analyses microbiologiques et physicochimiques sont nécessaires pour déterminer si les anomalies relèvent d’un défaut de qualité ou d’un risque sanitaire.
Le communiqué ne précise ni les résultats d’éventuels prélèvements, ni l’origine exacte des anomalies. L’enquête annoncée devra notamment établir les conditions de fabrication, de stockage, de transport et de distribution des lots concernés.
Entreprise, distributeurs et autorités : quelles responsabilités ?
GB Foods West Africa annonce le retrait des produits, leur remplacement et la mobilisation de ses équipes qualité. Cette réaction constitue une mesure de précaution, mais son efficacité dépendra de la capacité à identifier l’origine du problème et à empêcher la remise en circulation des lots concernés.
Les grossistes et distributeurs doivent également contribuer à leur retrait effectif des rayons et faciliter leur récupération auprès des consommateurs.
Du côté des autorités sanitaires, l’enjeu est de vérifier la conformité des produits, l’effectivité du rappel et, si nécessaire, les résultats des analyses. Le communiqué ne précise pas si un contrôle indépendant a été engagé.
La responsabilité de l’entreprise dans l’origine des anomalies ne peut donc pas être établie à ce stade. Les conditions de conservation évoquées restent des hypothèses à vérifier.
Que doivent faire les consommateurs ?
L’entreprise invite les consommateurs possédant l’un des lots concernés à ne pas consommer le produit et à le rapporter, même entamé, auprès des grossistes ou distributeurs BAMA. Un remplacement est annoncé.
« Les pots en plastique ne sont pas concernés par le rappel annoncé. Pour toute question ou pour connaître le point de dépôt le plus proche, appelez le Service consommateurs au 612 50 58 58 du lundi au vendredi.»
Un rappel qui interroge le contrôle sanitaire en Guinée
Au-delà de la marque concernée, cet épisode souligne l’importance de la traçabilité des produits alimentaires et de la surveillance des conditions de stockage et de distribution.
Le rappel ciblé permet d’identifier les références concernées, mais la protection des consommateurs suppose également de vérifier que les produits sont effectivement retirés du marché et que les causes de l’altération sont établies.
L’enjeu est désormais de connaître les résultats de l’enquête, de confirmer l’efficacité du retrait et de déterminer les mesures correctives nécessaires.
En Guinée, la sécurité alimentaire repose sur une responsabilité partagée entre fabricants, importateurs, distributeurs et autorités de contrôle. La confiance des consommateurs exige des rappels transparents, des analyses fiables et une surveillance indépendante capable de prévenir la répétition de tels incidents.
Billy N CONDÉ







