Tiguent – La Mauritanie veut mieux encadrer et valoriser sa médecine traditionnelle afin de garantir la sécurité, la qualité et l’efficacité des pratiques et produits utilisés par les populations.
Dans cette perspective, le ministère de la Santé, avec l’appui technique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a organisé à Tiguent un atelier national consacré à la médecine traditionnelle, complémentaire et intégrative (MTCI).
La rencontre a réuni autorités sanitaires, chercheurs, professionnels de santé et acteurs de la médecine traditionnelle. Elle a également permis de partager l’expérience de l’Inde en matière d’Ayurveda, avec la participation du Dr Kalpesh Panara, médecin ayurvédique et professeur associé à l’Institute of Teaching and Research in Ayurveda de Jamnagar.
Les travaux ont porté sur l’analyse de la situation de la médecine traditionnelle en Mauritanie, l’identification des principaux défis et la définition des priorités pour les prochaines années. Ils ont notamment servi de base à l’élaboration de la Feuille de route MTCI – Mauritanie 2027-2037.
Cette feuille de route prévoit notamment de renforcer la gouvernance et la réglementation, de recenser et documenter les pratiques traditionnelles, de développer la recherche et d’améliorer la qualité et la sécurité des produits et pratiques.
La Mauritanie dispose d’un important patrimoine ethnobotanique, avec environ 240 espèces de plantes médicinales recensées. Toutefois, aucun médicament traditionnel amélioré n’est actuellement enregistré sur la liste nationale des médicaments essentiels.
Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est donc de préserver les savoirs traditionnels tout en développant les données scientifiques nécessaires à leur évaluation et à leur utilisation sûre dans le système de santé.
Mohamed Lamine Diaouné







