L’épidémie d’Ébola continue de susciter l’inquiétude dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon un rapport publié le 11 juin, 17 nouveaux cas confirmés ont été recensés dans la province de l’Ituri, dont cinq décès.
Cette flambée, provoquée par la souche Bundibugyo du virus, s’est désormais propagée à 29 zones de santé réparties dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les autorités sanitaires font état de 168 cas suspects et de 64 décès depuis le début de l’épidémie.
La lutte contre la maladie se heurte à plusieurs difficultés. Les équipes médicales doivent notamment faire face à la réticence de certaines communautés à autoriser les prélèvements post mortem, à l’insuffisance des capacités d’accueil dans les centres de traitement ainsi qu’à des pénuries de matériel médical. À cela s’ajoute un déficit de financement évalué à 21,5 millions de dollars.
La situation est particulièrement préoccupante dans les zones accueillant des populations déplacées. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a signalé deux décès liés à Ébola dans un camp de déplacés internes en Ituri.
Déclarée officiellement le 15 mai dernier, cette flambée constitue la 17e épidémie d’Ébola enregistrée en République démocratique du Congo depuis la découverte du virus en 1976.
Alya Camara








