Alors que débute la 33e édition d’Octobre rose, campagne annuelle de sensibilisation contre le cancer du sein, une attention particulière est portée à la prévention et au dépistage précoce. Si le risque de développer cette maladie augmente avec l’âge, les femmes de moins de 40 ans sont également concernées et certaines études observent une progression des cas dans cette tranche d’âge.
Les causes de cette évolution restent multiples. Les facteurs génétiques, notamment certaines mutations héréditaires comme celles des gènes BRCA1 et BRCA2, peuvent augmenter considérablement le risque. À cela s’ajoutent des facteurs environnementaux et liés au mode de vie. Les chercheurs s’intéressent également à l’exposition à certains polluants et aux microparticules, même si leur rôle précis dans le développement du cancer du sein fait encore l’objet d’études.
Un seul mot d’ordre : la vigilance. Une boule ou une masse inhabituelle dans le sein, une modification de la forme du sein, du mamelon ou de la peau doivent inciter à consulter un professionnel de santé. Plus un cancer est détecté tôt, plus les possibilités de prise en charge sont importantes.
Durant tout le mois d’octobre, des opérations de sensibilisation, des manifestations, des événements sportifs, des conférences et différentes activités sont organisés dans plusieurs pays afin de mobiliser les populations autour de la lutte contre le cancer du sein.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 2,4 millions de femmes ont été diagnostiquées d’un cancer du sein en 2024 et près de 694 000 en sont mortes. L’OMS estime également qu’environ 99 % des cancers du sein surviennent chez les femmes, contre seulement 0,5 à 1 % chez les hommes.
Le cancer du sein est aujourd’hui le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes dans de nombreux pays. Il représentait environ 12 % de l’ensemble des nouveaux cas de cancer dans le monde en 2022.
Face à cette situation, l’OMS appelle notamment à renforcer la détection précoce, le diagnostic et l’accès aux soins. L’organisation s’est fixé pour objectif de réduire la mortalité mondiale liée au cancer du sein de 2,5 % par an, ce qui permettrait d’éviter 2,5 millions de décès entre 2020 et 2040.
Chez les femmes de moins de 40 ans comme chez les plus âgées, la vigilance reste donc essentielle. Connaître les signes, consulter rapidement en cas d’anomalie et suivre les recommandations des professionnels de santé peuvent contribuer à une prise en charge plus précoce de la maladie.
Mohamed Lamine DIAOUNE







