Ce vendredi 8 août 2025, le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, a lancé officiellement à Ouagadougou la campagne nationale d’intensification de la sensibilisation et de la promotion du don bénévole de sang. L’initiative, portée par l’Association SOS Sang, s’appuie sur une communication visuelle mettant en avant l’image du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, symbole de solidarité et d’exemple à suivre.
La cérémonie a rassemblé des responsables du ministère de la Santé, la représentante de la Délégation spéciale de Ouagadougou, des membres de l’association des Publicitaires associés ainsi que de nombreux bénévoles.
Pour le ministre Kargougou, le don de sang est un acte vital. Les statistiques 2024 du Centre national de transfusion sanguine révèlent que seulement 66 % des besoins nationaux ont été couverts, laissant un déficit préoccupant. « Chaque don peut sauver une vie », a-t-il rappelé, en invitant tous les Burkinabè à suivre l’exemple du Chef de l’État, qui l’an dernier avait donné son sang, tout comme le Premier ministre et plusieurs ministres.
Mme Maïmounata Tiemtoré/Ouédraogo, représentante du président de la Délégation spéciale de Ouagadougou, a souligné que la saison d’hivernage, marquée par une hausse des cas de paludisme et d’autres pathologies graves, accentue la demande en sang. Elle a assuré du plein engagement de la capitale pour soutenir cette initiative.
Jean Bosco Zoundi, président national de SOS Sang, a rappelé que cette campagne 2025 intervient en pleine période palustre, lorsque les besoins en poches de sang sont les plus élevés. Il a salué le geste du Président du Faso, qui le 14 juin 2024 avait donné son sang, inspirant l’actuelle mobilisation.
Salif Sanfo, président des Publicitaires associés, a, pour sa part, insisté sur le rôle de la communication au service des causes vitales. « Chaque poche de sang peut sauver la vie d’un enfant, d’une mère ou d’un blessé. Donner son sang, c’est sauver des vies et dépasser toutes les différences », a-t-il déclaré.
Avec cette campagne, les autorités et leurs partenaires espèrent instaurer une culture durable du don de sang au Burkina Faso et répondre efficacement aux besoins croissants du pays.
Billy N. CONDÉ








