La Côte d’Ivoire veut renforcer son autonomie dans le secteur de la santé. Le gouvernement ambitionne de produire localement au moins 20 % des médicaments dont le pays aura besoin d’ici 2030. Un objectif inscrit dans le Plan national de développement sanitaire 2026-2030.
Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, a évoqué cette ambition mercredi 7 octobre avec Trenna Arque, directrice sectorielle régionale de la Banque mondiale.
Plusieurs chantiers ont été identifiés pour développer l’industrie pharmaceutique ivoirienne. Parmi eux figurent la création d’une technopole pharmaceutique, le renforcement de la réglementation, la modernisation du Laboratoire national de santé publique et la transformation de la chaîne d’approvisionnement en médicaments.
La Banque mondiale et la Société financière internationale (SFI) ont également réaffirmé leur volonté d’accompagner cette stratégie. Leur soutien devrait notamment passer par une assistance technique, la mobilisation de financements et une plus grande participation du secteur privé.
Pour les autorités ivoiriennes, l’enjeu dépasse la seule production de médicaments. Il s’agit aussi de réduire la dépendance aux importations, sécuriser l’approvisionnement et améliorer la disponibilité des produits de santé.
À l’horizon 2030, Abidjan veut ainsi faire de la production pharmaceutique locale l’un des piliers de sa souveraineté sanitaire.
Aliya SOUMAH
