Protocole de Maputo : la Guinée appelle à renforcer les engagements en faveur des femmes et des filles.

Conakry, 7 octobre 2026 — La Guinée a accueilli ce mercredi une table ronde de haut niveau consacrée au Protocole de Maputo. La rencontre, présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, a réuni des membres du Gouvernement, une représentante de l’Union africaine ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Placée sous le thème de la ratification, de la domestication et de la mise en œuvre du Protocole de Maputo dans les pays d’Afrique francophone, cette rencontre a été l’occasion d’échanger sur les progrès réalisés, mais aussi sur les défis persistants en matière de protection des droits des femmes et des filles.

Prenant part à la rencontre en qualité de keynote speaker, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté SALL, a insisté sur la nécessité de transformer les engagements pris dans le cadre du Protocole de Maputo en résultats concrets pour les populations.

Elle a notamment mis l’accent sur l’amélioration de l’accès à la planification familiale, aux soins maternels et néonatals ainsi qu’aux services de santé sexuelle et reproductive.

Selon les données présentées lors de la rencontre, plus de 203 000 femmes ont bénéficié de services de planification familiale en Guinée en 2024. Le pays dispose également d’un réseau de 147 maternités offrant des soins obstétricaux et néonatals d’urgence.

Ces avancées témoignent des efforts engagés par les autorités sanitaires pour améliorer la prise en charge des femmes et réduire les risques liés à la grossesse et à l’accouchement.

Malgré ces progrès, plusieurs défis demeurent, notamment en matière d’accès équitable aux services de santé. Les femmes vivant en milieu rural et les adolescentes restent particulièrement exposées aux difficultés d’accès aux soins et aux services de santé sexuelle et reproductive.

En clôture de la rencontre, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a ainsi appelé à renforcer les financements nationaux et à poursuivre les efforts pour réduire les inégalités d’accès aux soins.

La table ronde de Conakry aura ainsi permis de rappeler l’importance d’une mise en œuvre effective du Protocole de Maputo, afin que les engagements pris au niveau continental puissent se traduire par des améliorations concrètes dans la vie des femmes et des filles en Guinée et dans les autres pays d’Afrique francophone.

Mohamed Lamine DIAOUNE

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