À Conakry, l’affaire présumée de viol sous sédation impliquant un gynécologue prend une nouvelle tournure. Alors que la plaignante accuse son médecin d’agression sexuelle suivie de grossesse, la défense conteste fermement ces allégations et évoque plutôt une affaire de diffamation actuellement pendante devant la justice.
La défense rejette les accusations de viol
Me Facinet Sylla, avocat du médecin mis en cause, dans une sortie mardi 07 avril 2026, affirme que son client, le Dr Ismaël Sylla, n’aurait jamais été convoqué dans le cadre d’une procédure pour viol.
Selon lui, aucune juridiction guinéenne n’aurait, à ce jour, saisi son client pour des faits d’agression sexuelle.
« De 2022 jusqu’à nos jours, à ma connaissance, nous n’avons pas encore reçu d’invitation de la part d’une juridiction du pays pour ce cas de viol », a-t-il déclaré.
L’avocat soutient que la seule procédure en cours concernerait une plainte introduite par son client lui-même.
« Nous ne sommes pas devant le tribunal pour une procédure de viol, mais plutôt pour une procédure de chantage, de diffamation et d’injures », affirme-t-il.
Selon ses explications, le Dr Ismaël Sylla aurait ainsi saisi le tribunal de Dixinn pour ces faits présumés à l’encontre de la plaignante, identifiée comme Tady Kourouma.
Une relation entre les deux parties qui interroge
Interrogé sur la nature des relations entre son client et la plaignante, Me Facinet Sylla se montre prudent.
« Je ne peux pas m’aventurer sur cette relation. Tout ce que je sais, c’est que je suis saisi en tant qu’avocat d’un dossier que je gère devant le tribunal », indique-t-il.
Cependant, selon des sources concordantes, les deux protagonistes ne se seraient pas connus uniquement dans un cadre strictement médical.
Ils auraient été collègues au sein du Centre médical communal (CMC) de Ratoma, où la jeune femme effectuait un stage. Les deux parties auraient également entretenu, selon ces sources, une relation qualifiée d’« amoureuse ». Des éléments qui, à ce stade, n’ont pas été confirmés officiellement.
Deux versions opposées, une affaire toujours floue
Cette prise de parole de la défense contraste fortement avec les accusations portées publiquement par la plaignante, qui affirme avoir été victime d’un viol sous sédation lors d’une consultation médicale, des faits qu’elle dit avoir dénoncés auprès des autorités compétentes.
À ce stade, aucune décision judiciaire définitive ne permet de trancher entre ces versions contradictoires.
Une affaire à suivre devant la justice
Alors que l’opinion publique reste divisée, cette affaire met en lumière la complexité des dossiers mêlant accusations graves, relations personnelles alléguées et procédures judiciaires en cours.
La suite de la procédure devant le tribunal de Dixinn pourrait permettre d’apporter des éclaircissements sur les faits et de déterminer les responsabilités éventuelles.
En attendant, chaque partie reste camper sur ses positions dans un dossier aussi sensible que médiatisé.
Par la rédaction de Santé Info.
