Le 30 août 2024, la Guinée a enregistré son premier cas positif de Mpox dans la sous-préfecture de Koyamah, préfecture de Macenta. Dix mois après , le pays fait face à la résurgence de la maladie infectieuse anciennement appelée « monkeypox » et « variole du singe ». Due à un orthopoxvirus, elle se caractérise notamment par une éruption cutanée qui peut être isolée ou précédée ou accompagnée d’une fièvre ou de ganglions.
Selon le Directeur général par intérim de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), plusieurs cas ont été détectés à ce jour. Les cas confirmés sont actuellement en isolement au centre de traitement infectiologie de Nongo, situé dans la banlieue de Conakry.
« Jusqu’à la semaine 25, dont les données viennent d’être partagées lors de cette réunion hebdomadaire, nous avons enregistré 18 cas confirmés dans le pays. Ces cas sont répartis entre les préfectures et les communes du Grand Conakry. Tous sont en isolement au centre de traitement, où ils resteront pendant toute la durée de leur prise en charge, qui sera totalement gratuite. L’État et ses partenaires prendront en charge l’intégralité des frais », a déclaré le Dr Sory Condé.
La flambée des cas de Mpox en Sierra Leone, pays frontalier de la Guinée avait conduit les autorités sanitaires du pays à travers l’ANSS à déployer des équipes d’investigation à plusieurs points d’entrée du territoire notamment dans la préfecture de Forécariah dans le but de minimiser le risque d’importation du virus.
« Actuellement, 15 points d’entrée prioritaires sont activés. Des équipes médicales y assurent le contrôle sanitaire afin de détecter d’éventuels signes de la maladie chez les personnes entrant sur le territoire guinéen », a rassuré le Dr Sory Condé.
L’ANSS exhorte la population à rester sereine, à se rendre dans les structures de santé les plus proches en cas de symptômes suspects ou à appeler le numéro vert 115 pour toute alerte.
Il faut rappeler que le 14 août 2024, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a qualifié l’épidémie de la Maladie de Mpox comme une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI).
Billy N. CONDÉ








