MPOX: la Guinée enregistre  214 cas confirmés, 57 guéris et zéros décès selon l’ANSS.

epaselect epa11582912 A mpox patient receives treatment at the Kavumu hospital in Karanrhada, Kamavu, South Kivu province, Democratic Republic of Congo, 03 September 2024. According to UNICEF, the Democratic Republic of Congo reports the highest number of cases, with over 18,000 suspected infections and 629 fatalities, 463 of them children. The World Health Organization (WHO) director-general on 14 August declared the ongoing outbreaks of mpox in Congo and elsewhere in Africa a Public Health Emergency of International Concern (PHEIC). Mpox causes fever, rash, and lesions all over the body, severe headaches, and fatigue. EPA-EFE/Michel Lunanga

A la fin du mois de juin, les autorités sanitaires  annonçaient la résurgence du Mpox dans le pays. Et depuis, le virus poursuit sa progression. Selon l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS), le nombre de cas augmente tous les jours.

« Depuis le début de résurgence, nous recevons des malades chaque jour. A la date du 16 juillet 2025, nous avons enregistré 214 cas confirmés dans l’ensemble des districts sanitaires touchés par l’épidémie pour 57 guéris et zéros décès », nous précise Sory CONDE, Directeur Général de l’ANSS.

Si pour l’heure, l’on peut se réjouir du nombre de guéris surtout d’absence de décès, les centres de traitement épidémiologique quant à eux, font face à des difficultés dans la prise en charge des cas.

« Dans nos centres épidémiologique il y a un problème de proactivité. Les moyens ne sont pas à date à la disposition des différents centres pour que la lutte puisse commencer de façon très active. Forécariah a eu quelques cas de positivité de Mpox, mais le CT-EPI a du mal à avoir beaucoup d’autonomie pour pouvoir prendre en charge ces cas. Il est bon de créer de nouveaux centres de santé et des hôpitaux, mais essayer d’éradiquer rapidement une épidémie en gestation doit être une priorité. Les agents doivent être en alerte, les formations doivent être très actives, les équipes doivent être bien outillées contre ces différentes épidémies. La Guinée a déjà une chance, c’est savoir comment prendre en charge les maladies à potentiel épidémique. Nous n’avons besoin que des moyens logistiques, des moyens en médicaments, des moyens en ressources humaines pour pouvoir éradiquer ces cas d’épidémies », révèle Dr Kaba Keita, médecin épidémiologiste.

Billy N. CONDÉ 

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