Mpox : En Guinée, l’ANSS et l’OIM questionnent les capacités de prévention dans les zones frontalières.

Forécariah, Guinée – Dans le cadre des efforts de préparation et de riposte contre la Mpox (anciennement variole du singe), l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont mené une mission conjointe dans plusieurs localités du district sanitaire de Forécariah, situé à la frontière avec la Sierra Leone.

Cette mission, qui s’est déroulée sur plusieurs jours, visait à évaluer les capacités locales de prévention et de réponse face aux épidémies, tout en renforçant les compétences du personnel de santé communautaire. Les équipes ont sillonné les zones les plus enclavées du district, notamment Moussayah, Benty, Sikhourou et Kaback, pour y dispenser des formations sur la prévention, la reconnaissance des signes cliniques de la Mpox, ainsi que les protocoles de riposte rapide.

Dans un contexte marqué par les menaces sanitaires transfrontalières, l’accent a été mis sur la surveillance aux frontières maritimes. Des visites ont ainsi été effectuées sur les sites portuaires de Kaback et Benty, ainsi qu’au débarcadère de Wondelayah, afin d’évaluer les dispositifs de contrôle sanitaire en place et de sensibiliser les voyageurs et les communautés riveraines aux risques épidémiques.

La délégation conjointe ANSS–OIM a également visité le Centre de Traitement des Épidémies et des Pathologies Infectieuses (CTEPI) de Forécariah. L’objectif : apprécier les conditions de prise en charge des cas suspects, la disponibilité du matériel de protection et l’efficacité des mesures de prévention mises en œuvre.

Cette intervention illustre l’importance d’une approche coordonnée entre les institutions nationales de santé et les partenaires techniques internationaux. Elle met en lumière la nécessité d’un renforcement de la vigilance épidémiologique et de la collaboration locale pour une réponse rapide et efficace face aux menaces sanitaires, en particulier dans les zones frontalières à haut risque.

Abdoulaye KABA

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