Pour renforcer la protection des enfants de moins de cinq ans contre le paludisme, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a animé, ce vendredi, une conférence de presse au siège du Programme à la Riviera-Bonoumin. Placée sous le thème « Protéger les enfants de moins de cinq ans contre le paludisme : deux stratégies complémentaires », cette rencontre visait à présenter les approches préventives déployées par les autorités sanitaires ivoiriennes.
Présidée par le Directeur-Coordonnateur du PNLP, le Dr TANOH Méa Antoine, la conférence a permis de mettre en lumière deux interventions clés : la chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) et la vaccination antipaludique avec le vaccin R21/Matrix-M. Ces deux stratégies, mises en œuvre par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, avec le soutien de partenaires techniques et financiers, sont entièrement gratuites et ciblent les enfants de 0 à 5 ans, population la plus exposée aux formes graves de la maladie.
La chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) consiste en l’administration orale de médicaments préventifs aux enfants âgés de 3 à 59 mois, durant la saison des pluies, période où la transmission du paludisme est la plus intense. Ce traitement s’étale sur quatre cycles mensuels.
La première phase de cette campagne, déployée dans 10 districts sanitaires, a permis de toucher 253 822 enfants sur 290 746 cibles, soit un taux de couverture de 87,3 %. Fort de ces résultats, le dispositif s’étend désormais à 32 districts sanitaires éligibles, avec l’objectif d’atteindre une couverture nationale à moyen terme.
Depuis le 14 juillet 2025, la vaccination antipaludique est également disponible sur l’ensemble du territoire national. Le vaccin R21/Matrix-M est administré en quatre doses, respectivement à 6, 8, 9 et 15 mois. Intégrée dans le calendrier vaccinal élargi, cette nouvelle mesure préventive vient renforcer l’arsenal sanitaire contre le paludisme infantile.
Le Dr TANOH a souligné que ces deux approches ne sont pas concurrentes mais complémentaires.
« Chaque stratégie complète l’autre. C’est l’ensemble de ces efforts qui permettra de mieux protéger nos enfants », a-t-il affirmé.
Au-delà de ces interventions médicales, le responsable du PNLP a insisté sur la nécessité de maintenir les mesures classiques de prévention, notamment l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées et l’assainissement des cadres de vie. Il a rappelé que malgré les progrès enregistrés, le paludisme reste une cause majeure de mortalité infantile, représentant trois décès sur quatre chez les enfants de moins de cinq ans en Côte d’Ivoire.
À travers cette campagne d’information, les autorités sanitaires entendent mobiliser les familles, les communautés et les agents de santé autour d’une lutte plus intégrée et plus efficace contre le paludisme.
La rédaction








