Face à la résurgence du choléra en Côte d’Ivoire, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) intensifie son appui aux autorités sanitaires. Depuis le début de l’épidémie déclarée à Port-Bouët-Vridi, près de 370 cas ont été recensés.
L’alerte a été donnée le 5 juin 2025 après les premiers cas de choléra signalés à Port-Bouët-Vridi, dans le district d’Abidjan. Depuis, l’épidémie s’est étendue à trois autres zones sanitaires — Yopougon-Est, Sassandra et Jacqueville — portant le nombre total de cas notifiés à 369, dont 19 décès survenus en milieu communautaire.
Pour renforcer la réponse, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a livré, ce lundi 22 juillet, 14 kits choléra à l’Institut National d’Hygiène Publique (INHP). Ces kits, réceptionnés à l’aéroport international d’Abidjan, contiennent des médicaments, du matériel médical et des produits destinés à la prise en charge communautaire, notamment pour les points de réhydratation orale.
À ce jour, aucun décès n’a été enregistré dans les structures de santé, ce qui témoigne de l’efficacité du dispositif de soins mis en place. Pour consolider ces résultats, les partenaires techniques et financiers du pays, dont l’OMS, sont pleinement engagés aux côtés du ministère de la Santé.
Leur soutien couvre plusieurs volets essentiels : renforcement de la surveillance épidémiologique, acheminement sécurisé des échantillons biologiques vers les laboratoires de référence comme l’Institut Pasteur, et soutien aux alertes communautaires pour une détection plus rapide des cas.
Le ministère de la Santé appelle la population à redoubler de vigilance. Le choléra, infection intestinale aiguë, se propage principalement par l’eau et les aliments contaminés. Des gestes simples permettent de s’en protéger : boire de l’eau traitée, se laver les mains régulièrement, bien cuire les aliments et consulter rapidement en cas de diarrhée aiguë.
« Nous avons les moyens de stopper cette épidémie si chacun joue sa part. La prévention est entre les mains de tous », a déclaré un responsable sanitaire de l’INHP.
La mobilisation se poursuit donc à tous les niveaux pour enrayer la propagation du choléra et protéger les populations les plus vulnérables. Une course contre la montre engagée avec détermination.
Abdoulaye KABA
