Ebola : en RDC, le manque d’ambulances complique la riposte contre la fièvre hémorragique en Ituri.

Alors que la République démocratique du Congo poursuit ses efforts dans la lutte contre la maladie à virus Ebola, l’accès aux soins demeure un défi majeur dans plusieurs zones rurales de la province de l’Ituri. Le docteur Mark Godeschalk, médecin missionnaire basé dans la région, alerte sur les conséquences du manque de moyens de transport et de la consultation tardive des patients.

Selon ce professionnel de santé, de nombreux malades n’atteignent pas les centres de traitement à temps, réduisant considérablement leurs chances de survie. Dans certaines localités reculées, les difficultés de déplacement s’ajoutent à la méfiance persistante d’une partie de la population envers les structures sanitaires.

« Certains patients meurent faute de moyens de transport », déplore le médecin, qui supervise plus de quarante structures de santé dans la région. Il souligne toutefois que les centres spécialisés de Nyankunde, Rwampara et Bunia parviennent à améliorer le pronostic des patients lorsque ceux-ci sont pris en charge suffisamment tôt.

Au-delà des contraintes logistiques, la peur de l’hospitalisation ainsi que la désinformation continuent d’influencer les comportements. Certains malades préfèrent rester à domicile jusqu’à un stade avancé de la maladie, compliquant davantage leur prise en charge médicale et augmentant les risques de propagation.

Pour les acteurs de santé publique, cette situation rappelle l’importance de renforcer les systèmes de référence des patients, d’améliorer l’accessibilité géographique aux soins et de poursuivre les campagnes de sensibilisation communautaire. Ces mesures demeurent essentielles pour réduire la mortalité liée à Ebola et garantir une réponse sanitaire plus efficace dans les zones les plus vulnérables.

Mohamed Lamine Diaouné

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