876 vols, 6 918 passagers transportés et plus de 100 tonnes de fret. Depuis la déclaration de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), le Service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS) a intensifié ses opérations pour acheminer rapidement les équipes d’intervention, les médicaments et les fournitures médicales vers les zones touchées.
À Bunia, dans la province de l’Ituri, les activités aériennes ont été renforcées. La ville, qui accueillait auparavant trois vols par semaine en provenance de Kinshasa, en reçoit désormais cinq. Des vols sont également organisés vers Beni, Isiro, Buta et Kisangani, ainsi que des rotations spéciales selon les besoins de la riposte.
Cette mobilisation permet de gagner un temps précieux. Bunia se trouve à environ 1 790 kilomètres de Kinshasa à vol d’oiseau. Par avion, le trajet dure environ 2 h 30, contre plusieurs semaines par voie terrestre et fluviale.
Les effectifs d’UNHAS ont également augmenté à Bunia : 8 gestionnaires de station contre 3 auparavant, et 30 manutentionnaires contre 14. Pilotes, logisticiens, agents de piste et personnels au sol participent à l’acheminement des intervenants et du matériel nécessaire à la réponse.
Depuis le début de l’épidémie, les mesures sanitaires ont été renforcées : désinfection des avions et des bagages, contrôles des passagers et utilisation d’équipements de protection individuelle.
Pour les responsables de la réponse, ce pont aérien permet de maintenir les opérations entre l’Ituri et les autres provinces affectées. Lors de l’apparition des premiers cas à Kisangani, un vol spécial a notamment été mobilisé dès le lendemain pour soutenir la riposte dans la Tshopo.
Aliya SOUMAH
