Drogue : Kush, la drogue de synthèse très additive et mortelle qui déferle sur la Guinée.

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a publie ce jeudi 26 juin son rapport annuel sur le trafic de drogue.

Selon le rapport, dans l’ombre des marchés classiques comme la cocaïne ou l’héroïne, un autre segment ne cesse de se développer : celui des drogues de synthèse. Produites en laboratoire à partir de précurseurs chimiques, souvent légaux ou semi-légaux, ces substances, fentanyl, cathinones, cannabinoïdes synthétiques, nitazènes.

En 2025, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) recensait plus de 1 100 nouvelles substances psychoactives (NPS) dans le monde.  Rien qu’en 2023, 34 pays et territoires ont signalé l’apparition de 44 nouvelles substances psychoactives, dont les cannabinoïdes de synthèse constituaient le groupe le plus nombreux.

Parallèlement, les nouvelles substances psychoactives (NSP) telles que le « kush », un mélange dangereux contenant des opioïdes synthétiques, circulent de plus en plus, notamment en Afrique de l’Ouest et australe.

En 2024, l’atelier de validation du rapport de l’enquête nationale sur la consommation de substances chez les élèves des écoles secondaires de la Guinée initié par l’Institut Itinérant de Formation et de Prévention Intégrées Contre la Drogue et Autres Conduite Addictives (IIFPIDCA), a révélé  une prévalence de la consommation de la drogue Kush environ 0,9% sur toute l’étendue du territoire national avec plus de 31 décès.

Pour ce seul mois de juin, en moins d’une semaine, le kush a fait au moins cinq victimes à  Conakry   relançant de plus en plus le débat sur l’ampleur du phénomène.

Santé publique et accès aux soins 

Sur le plan sanitaire, 1,33 million de personnes s’injectent des drogues en Afrique, dont 204 000 vivent avec le VIH (15,4 %). L’Afrique de l’Ouest et du Centre présente la prévalence d’injection la plus élevée du continent (0,21 %), tandis que l’Afrique australe enregistre la plus forte prévalence de VIH parmi les injecteurs (43,2 %).

L’accès aux médicaments antidouleur et de soins palliatifs reste critique. En 2023 révèle le rapport, l’Afrique de l’Ouest et du Centre n’a enregistré que sept doses standard par million d’habitants par jour, le niveau le plus bas au monde.

Billy N. CONDÉ

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