Cancérologie – Greffes – Hématologie : des médicaments à écarter pour mieux soigner en 2026.

Pour aider à choisir des soins de qualité et éviter des dommages disproportionnés pour les patientes et les patients, Prescrire, une revue médicale mensuelle indépendante publiée en France, qui traite de l’actualité des maladies, des médicaments et des techniques et technologies médicales, a mis à jour fin 2025 le bilan des médicaments plus dangereux qu’utiles qu’elle conseille d’écarter pour mieux soigne en 2026.

Pour la quatorzième année consécutive, Prescrire publie le bilan des médicaments à écarter pour mieux soigner. Ce bilan recense de manière documentée des médicaments plus dangereux  qu’utiles, avec pour objectif d’aider à choisir des soins de qualité, de ne pas nuire aux patients et d’éviter des dommages disproportionnés. Il s’agit de médicaments (parfois seulement une forme ou un dosage particulier) à écarter des soins dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés en France ou dans l’Union européenne.

Selon Prescrire, tous les médicaments ne se valent pas. Dans certaines situations, des médicaments sont utiles : ils apportent un progrès thérapeutique par rapport à d’autres options. En revanche, d’autres sont plus dangereux qu’utiles et sont à écarter de la panoplie thérapeutique.

L’évaluation par Prescrire de la balance bénéfices-risques d’un médicament dans une situation donnée repose sur une procédure rigoureuse : recherche documentaire méthodique et reproductible ; analyse des résultats basés sur des critères d’efficacité pertinents pour les patients ; hiérarchisation des données selon leur niveau de preuves ; comparaison par rapport au traitement de référence, quand il existe ; prise en compte des effets indésirables connus, prévisibles et incertains.

Prescrire est une revue indépendante qui diffuse depuis les années 1980 des informations sur les médicaments en s’appuyant sur le travail collaboratif de médecins, de pharmaciens et de spécialistes du médicament. Elle est réputée pour son indépendance vis-à-vis des lobbies pharmaceutiques, mais aussi du ministère de la santé, de l’assurance maladie ou des agences du médicament. Elle dénonce régulièrement des traitements sans effet voire dangereux, ou dont la balance bénéfices/risques est défavorable.

Elle publie depuis février 2013 une liste de « médicaments à écarter », médicaments dont les avantages thérapeutiques ne compensent pas les risques qu’ils représentent.

Ce bilan porte sur l’ensemble des médicaments analysés par Prescrire entre 2010 et 2025 et munis d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) française ou européenne. Il comporte 108 médicaments (dont 89 commercialisés en France), qui ont une balance bénéfices-risques défavorable dans toutes les situations cliniques figurant dans l’AMM.

Fin 2025, parmi les médicaments autorisés en France ou dans l’Union européenne qui ont été analysés par Prescrire entre 2010 et 2025, 108 médicaments sont plus dangereux qu’utiles dans toutes les indications figurant dans leur AMM, dont 89 sont commercialisés en France.

Nous présentons ci-après ces 108 médicaments par domaine thérapeutique, et, dans chaque domaine, par ordre alphabétique des dénominations communes internationales (DCI).

Il s’agit :

Les principales raisons qui font qu’une balance bénéfices-risques est défavorable sont expliquées au cas par cas. Quand de meilleures options existent, Prescrire les expose brièvement. Parfois, il s’agit d’une situation clinique, grave ou non, pour laquelle aucun autre traitement avec une balance bénéfices-risques favorable n’est connu, et il le mentionne aussi..

Les modifications apportées par rapport à l’an dernier sont détaillées dans l’encadré “Principales évolutions en 2025 du bilan des médicaments à écarter”.

Dans le cadre de sa mission d’information et de sensibilisation, www.santeinfo.org, votre site spécialisé dans l’actualité sanitaire, initie une série de publications hebdomadaires consacrées aux médicaments dont l’usage est déconseillé.

S’appuyant sur le bilan actualisé à fin 2025 de la revue indépendante Prescrire, cette série met en lumière les médicaments que cette référence internationale recommande d’écarter en 2026, en raison d’un rapport bénéfices/risques jugé défavorable.

Ces publications présenteront les médicaments concernés selon leur domaine thérapeutique, puis par ordre alphabétique de leurs dénominations communes internationales (DCI), afin de faciliter la compréhension et l’accès à l’information pour les professionnels de santé comme pour le grand public.

Dans le cadre de sa mission d’information et de sensibilisation, www.santeinfo.org, votre site d’information spécialisé en santé,  lance une série de publications consacrées à ces médicaments déconseillés en 2026.

Cette semaine, focus sur les médicaments du domaine thérapeutique Cancérologie – Greffes – Hématologie

Cancérologie Greffes – Hématologie

Antitumoraux

Divers antitumoraux ont une balance bénéfices-risques nettement défavorable. Ils sont souvent autorisés dans des situations où les autres traitements semblent inefficaces. Plutôt que d’exposer les patients à une toxicité importante sans bénéfice clinique le justifiant, il est prudent de se concentrer sur des soins symptomatiques adaptés et sur la préservation d’une certaine qualité de vie.

Dans les cancers de l’ovaire, il n’est pas raisonnable de l’ajouter à une chimiothérapie à base de sel de platine. Dans les sarcomes des tissus mous, quand les chimiothérapies n’ont pas été efficaces, il est plus prudent de se concentrer sur des soins symptomatiques visant à limiter les conséquences cliniques de la maladie.

Source : Prescrire

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