L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire franchit une étape majeure dans la régulation du système de santé. Réunis en séance plénière ce jeudi 2 avril 2026, les députés ont adopté à l’unanimité le projet de loi relatif à l’exercice de la biologie médicale, porté par le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, Pierre N’gou Dimba.
Défendu devant l’hémicycle par le ministre, ce texte vient combler un vide réglementaire en instaurant un cadre clair et rigoureux pour l’exercice de la biologie médicale en Côte d’Ivoire.
La nouvelle loi votée à l’unanimité définit notamment, les conditions d’ouverture et d’exploitation des laboratoires de biologie médicale, les règles de remplacement en cas d’absence du biologiste responsable
et les normes techniques et organisationnelles encadrant le fonctionnement des structures.
À la lecture, au-delà de l’organisation du secteur, le texte met un accent particulier sur la qualité et la sécurité des prestations biologiques. Il introduit des dispositions précises concernant, les modalités d’inspection des laboratoires, les procédures de contrôle qualité des examens, la gestion et l’élimination sécurisée des déchets biomédicaux.
Une avancée majeure qui vise à garantir la fiabilité des diagnostics et à protéger les patients contre les risques sanitaires.
Cette adoption s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système sanitaire ivoirien. À travers cette réforme, les autorités entendent renforcer la régulation des professions de santé et instaurer un environnement plus sécurisé, conforme aux standards internationaux.
Ainsi, en dotant le pays d’un dispositif juridique structurant, le gouvernement ambitionne de professionnaliser davantage le secteur de la biologie médicale, pilier essentiel du diagnostic et de la prise en charge des maladies.
Billy N. CONDÉ
