Ouagadougou, 1er février 2026 — Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean‑Claude Kargougou, et le ministre des Serviteurs du peuple, Mathias Traoré, ont visité ce dimanche plusieurs établissements de la capitale pour constater le démarrage effectif des prestations du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). Les visites ont été portées sur le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU‑YO), le Centre médical urbain (CMU) de Somgandé et le Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHUB)RA
Un démarrage effectif
Pour plus d’accès aux soins, les deux ministres se sont déplacés afin de vérifier l’application du RAMU au sein des formations sanitaires publiques et d’évaluer les premières retombées de cette politique de santé publique visant à faciliter l’accès à des soins de qualité à moindre coût pour les Burkinabè.

« le lancement effectif de la mise en œuvre du RAMU constitue une avancée majeure. Il permet désormais à l’ensemble des Burkinabè de bénéficier de soins de santé à des coûts accessibles, grâce à des cotisations adaptées aux capacités financières des ménages », a-t-il indiqué avant de saluer la motivation du personnel soignant et la mise en place d’un circuit patient défini dans les structures visitées.
Par ailleurs, le ministre Traoré a indiqué qu’en accompagnement du dispositif, environ vingt‑cinq pharmacies de garde sont déjà opérationnelles à Ouagadougou et vingt‑cinq autres à Bobo‑Dioulasso pour assurer la délivrance des médicaments prescrits dans le cadre du RAMU.
Le ministre des Serviteurs du peuple a également exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du régime, en particulier le ministère de la Santé et les structures sanitaires privées, tout en les exhortant à maintenir leur engagement. Il a, en outre, invité les bénéficiaires à faire un usage responsable de cet important mécanisme de solidarité nationale.
Des outils et formations déployés
Le Directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU), Soumaïla Gamsonré, a souligné que le lancement conjoint à Ouagadougou et Bobo‑Dioulasso est un motif de satisfaction après près de dix‑huit années de préparatifs.
« Un système informatique intégré est désormais opérationnel, prenant en compte à la fois le volet des produits de santé, notamment les pharmacies, et celui des prestataires de soins, incluant les hôpitaux et les centres de santé. Des sessions de formation destinées au renforcement des capacités du personnel ont également été engagées. Par ailleurs, un accent particulier sera mis sur la communication à l’endroit des populations bénéficiaires, afin de garantir une meilleure information et davantage de transparence sur les prestations offertes », a rassuré Soumaïla Gamsonré, DG de la CNAMU.
Témoignages d’usagers
Mme Assita Balima Ouédraogo, patiente et résidente au secteur 19 de Ouagadougou, a témoigné de l’impact immédiat du RAMU et exprimé son soulagement peu après son passage au centre médical.

« Après présentation de sa carte d’assurée, j’ai bénéficié d’une consultation et, pour des médicaments d’un coût initial de 3 520 francs CFA, je n’ai déboursé que 1 056 francs CFA. L’assurance maladie universelle, longtemps perçue comme un rêve, est désormais une réalité tangible. Ce dispositif permettra une meilleure prise en charge sanitaire de ma famille, réduira le stress lié aux dépenses de santé et contribuera à l’amélioration globale du développement du pays, une population en bonne santé constituant un levier essentiel de progrès », s’est réjouie Assita Balima Ouédraogo.
Les responsables des établissements visités eux, ont remercié les autorités pour la confiance et réitéré leur engagement à travailler avec leurs équipes pour assurer le succès du régime et soulager les souscripteurs.
Rappel du fonctionnement du RAMU

Le RAMU est un mécanisme étatique garantissant l’accès à des soins de santé de qualité à moindre coût. Après un délai minimum de trois mois de cotisation, tout assuré peut, sur présentation de sa carte ou de son attestation, bénéficier de prestations dans les structures sanitaires publiques et privées conventionnées, avec une prise en charge de 70 % des coûts par l’État et 30 % à la charge du bénéficiaire.
Billy N. CONDE








