En Côte d’Ivoire, le paludisme demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité, touchant particulièrement les enfants et les femmes enceintes. Face à ce fléau, l’État a multiplié les initiatives depuis plusieurs années afin de protéger efficacement sa population.
Des mesures gratuites et accessibles à tous
Depuis 2017, le gouvernement a instauré la gratuité du traitement du paludisme simple pour l’ensemble de la population. Deux ans plus tard, en 2019, cette mesure a été étendue aux cas graves chez les enfants de moins de 5 ans ainsi que chez les femmes enceintes, catégories les plus vulnérables face à la maladie.
Le dépistage par test rapide est également proposé gratuitement dans toutes les structures publiques, facilitant ainsi une prise en charge précoce et adaptée.
Prévention renforcée sur tout le territoire
Au-delà des soins, la prévention reste au cœur de la stratégie nationale. Des millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide sont régulièrement distribuées, que ce soit lors de grandes campagnes nationales ou dans le cadre d’une distribution de routine.
Des consultations foraines sont organisées dans les zones reculées pour rapprocher les soins des populations éloignées, tandis que des opérations de lutte anti-larvaire sont menées dans les quartiers et villages exposés.
Par ailleurs, la chimio-prévention saisonnière est déployée dans les zones de forte transmission pour protéger les enfants pendant les périodes à risque.
Un pas historique : l’introduction du vaccin
Dernière avancée majeure : l’introduction du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination (PEV). Ce nouvel outil vient renforcer l’arsenal déjà en place et représente un espoir considérable pour réduire l’incidence de la maladie à long terme.
Une lutte collective
Grâce à ces efforts, la Côte d’Ivoire envoie un signal fort : le paludisme n’est pas une fatalité et peut être combattu gratuitement, partout et pour tous. Le gouvernement appelle ainsi les populations à rester vigilantes, à utiliser correctement les moustiquaires et à éviter de céder aux rumeurs selon lesquelles “rien n’est fait”.
La bataille contre le paludisme se poursuit, mais les actions posées constituent déjà un tournant décisif dans la protection des Ivoiriens.
KABA








