On en sait un peu plus de l’incendie survenu le 21 juin 2025 dans l’entrepôt central du Programme Élargi de Vaccination (PEV) à Conakry. Dans un communiqué publié ce samedi 28 juin 2025, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révèle que les flammes qui ont ravagé le dépôt du PEV, ont causé d’énormes pertes.
Selon les estimations officielles de l’agence onusienne en charge de la santé, environ 36 % des vaccins ont été détruits, soit plus de 4 millions de doses, pour une valeur de 6,7 millions de dollars américains. Trois chambres froides sur six ont été perdues, réduisant de 61 % la capacité de stockage au niveau central. Des équipements médicaux, informatiques et logistiques ont également été endommagés, représentant une perte supplémentaire de 2,4 millions de dollars.
L’Organisation mondiale de la santé note dans le communiqué que dès les premières heures du sinistre, elle a apporté son soutien aux autorités en contribuant notamment à la sécurisation des vaccins restants et facilitant le transfert des stocks vers des structures partenaires. L’Organisation a également appuyé la mise en place d’un comité de crise ainsi que l’actualisation du plan de contingence national.
« L’Organisation mondiale de la Santé exprime sa solidarité avec le peuple guinéen face à cet incident tragique. Nous restons pleinement engagés à soutenir la Guinée dans la restauration rapide de ses capacités de vaccination et à garantir la continuité des services de santé essentiels », a déclaré le Dr Jean Marie Kipela, Représentant de l’OMS en Guinée.
Ailleurs, l’OMS dit travailler en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, l’UNICEF, Gavi, la Banque mondiale, Médecins Sans Frontières et d’autres partenaires pour mobiliser les ressources nécessaires à la reconstitution des stocks de vaccins, à la relance des campagnes de vaccination et à la restauration des infrastructures de la chaîne du froid.
L’OMS réaffirme également son engagement à accompagner la Guinée dans l’évaluation des pertes, la mise en œuvre de mesures d’urgence et le réapprovisionnement en vaccins essentiels de concert avec toutes les parties prenantes.
Billy N. CONDE








